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Tournoi des grandes écoles de journalisme : Grenoble aux portes de l'exploit (Foot, Isère)L’école de journalisme de Grenoble a disputé samedi le championnat de France des grandes écoles de journalisme. Une virée sur l’ile de Puteaux, en région parisienne, qui se solde par une jolie performance... Et une belle aventure humaine
Elles étaient toutes là, les treize écoles de journalisme reconnues par la profession.
De Lille, à Strasbourg en passant par Bordeaux, Paris (cinq écoles), Lannion, Tours, Marseille, Toulouse sans oublier Grenoble, toutes souhaitaient succéder à l’IPJ (Institut Pratique du Journalisme) au palmarès du championnat de France des grandes écoles de journalisme. Entraînements, matchs amicaux... Les élèves de l’Institut des Médias et de la Communication de Grenoble (ICM) se préparaient depuis plusieurs mois pour ce grand rendez-vous. Partis le vendredi de la capitale des Alpes, les seize grenoblois (douze garçons et quatre filles) et leur poignée de supporters se voyaient placés dans la poule A aux côtés des Toulousains, des Tourangeaux et de deux écoles parisiennes. Sous un ciel maussade et une température hivernale, le début de la compétition était délicat. Un match nul arraché en fin de rencontre contre la ville rose (1-1 but de Sina Mirabdolbaghi) et une défaite (1-0) face aux Tourangeaux ne laissaient présager rien de bon. Un changement d’attitude ainsi qu'une modification tactique s'imposaient. Les valeurs dauphinoises ont fait la différence
Des modifications qui portaient leurs fruits dans les deux matchs de poule suivants avec une victoire face à Science Po Paris (1-0 but de Martin Bodrero) et un bon résultat nul (0-0) face aux tenants du titre parisiens. Cinq points en quatre matchs et voilà les coéquipiers du capitaine Baptiste Camilleri deuxièmes de la poule A.
En quart de finale, les Isérois s’offraient le scalp du CUEJ de Strasbourg (1-0 but de Baptiste Camilleri) avant qu’une autre équipe parisienne, le CFF (Centre de Formation de Journalisme), ne devienne à son tour victime du réalisme offensif et de la solidité défensive des seize joueurs du coach Florian Vautrin (1-0 but de Mathieu Gaillac). Direction la finale pour les Rhonalpins... Face à eux, l’IJBA de Bordeaux. Dans cette rencontre de deux fois quinze minutes, les Girondins faisaient alors parler leur fraîcheur physique et leur supériorité technique face à un collectif isérois toujours bien en place et plein de bonne volonté (défaite 2-0). Belle consolation, Sina Miraboldgahi recevait la coupe du finaliste des mains du journaliste sportif de Canal+, Hervé Mathoux (présentateur du Canal Football Club). Comme de coutume, les treize écoles de journalisme se sont données rendez-vous l’année prochaine en terre bordelaise pour l’édition 2012. Espérons qu’une fois encore, la ville de Grenoble sera fièrement représentée par ses journalistes en herbe. F.V.
Ecole de journalisme de Grenoble :
Benjamin Billot, François Frualdo, Martin Bodrero, Tristan Scohy, Baptiste Camilleri, Yohan Etienne, Florian Vautrin, Alexis Gothold, Mathieu Gaillac, Gregory Delsol, Sorlin Chanel, Sina Mirabdolbaghi, Laure Gamaury, Alice Dumas, Marine Daval, Deborah Gay. Les réactions
Florian Vautrin (défenseur central et coach) :
"C’est la première fois que je fais ce championnat de France et je partais un peu dans l’inconnu par rapport au niveau. J’ai été agréablement surpris, nous avons vu de très belles équipes, notamment Bordeaux et Lannion, complètes toutes les deux. Notre parcours est superbe, digne des plus grands polars. Un départ catastrophique, une reprise en main, des valeurs retrouvées, une rage de vaincre, un courage énorme et une solidarité belle à voir. C’est sans doute ce qui a fait la différence, nous n’étions pas les meilleurs footbalistiquement, bien que loin d’être ridicules, mais sans aucun doute l’équipe la plus solidaire et une belle bande de collègues. Pour terminer, je souhaite préciser que nous avions quatre filles dans notre groupe, avec toujours une demoiselle sur le terrain, seules deux équipes ont joué la parité. Et rien que par rapport à cela, l’école de journalisme a fièrement représenté la ville." Batiste Camilleri (milieu de terrain et capitaine) : "Déjà, je souhaite féliciter l’ensemble de mes coéquipières et coéquipiers, ainsi que l’ensemble des supportrices et supporters grenoblois qui ont fait le déplacement. Ce tournoi à Paris était avant tout une belle aventure humaine, et l’ensemble de la délégation dauphinoise a fièrement représenté ses couleurs. Au niveau du jeu, si l’on peut estimer que cette deuxième place est quelque peu inespérée au vu de notre entame de tournoi, je reste persuadé qu’elle récompense l’état d’esprit irréprochable de seize joueurs qui se sont battus jusqu’au bout, avec leurs forces et leurs faiblesses. Si Bordeaux, en finale, nous a été totalement supérieur, sur le reste de la compétition, nous n’avons pas été moins bons que les autres équipes. Et lors des phases éliminatoires, j’ajouterai même que nous avons souvent maîtrisé nos adversaires. Après, le petit brin de réussite, dans les moments importants, à sans doute fait la différence. Mais n’est-ce pas le lot des grandes équipes finalement ? C’est en tout cas le notre, et l’an prochain, mes camarades, auront encore à cœur de le prouver."
Ecole de Journalisme de Grenoble
Jeudi 24 Mars 2011
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